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1914faces2014

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Identification

Acronyme : 1914-FACES-2014 Initialement appelé SCAR-FACE

Identifiant pour la recherche : 5676

Durée du projet

Date de début : 02/11/2012

Date de fin : 30/06/2015

A travers une approche transdisciplinaire et transfrontalière, le projet SCAR-FACE a pour but d’analyser comment le visage mutilé des blessés de la Grande Guerre a significativement influencé les pratiques médicales mais aussi l’histoire sociale et politique, l’art, le droit et la philosophie. Cette mémoire reconstruite et enrichie diffusée à un public large, notamment de jeunes, vise à favoriser le rapprochement entre les peuples dans une perspective humaniste.

Partenaires associés, liens et collaborations avec les institutions nationales concernées dans chaque pays:

  • Fondation des Gueules Cassées (Paris)
  • CHU d’Amiens
  • Bibliothèque Inter Universitaire Médicale (Paris, Ile de France)
  • European Association for CranioMaxilloFacial Surgery – EACMFS
  • Saving Faces (Londres)
  • Changing Faces Association (Londres)
  • Royal College of Surgeons (Londres)
  • East Grinstead Museum

C’est parce que les porteurs du projet sont à des degrés divers impliqués dans ces structures qu’elles ont accepté d’en aider la réalisation et d’en augmenter l’impact. Bien que n’étant pas partenaires es qualité, mais en raison de la spécificité de SCAR-FACE, leur collaboration est importante à la fois en donnant une légitimité nationale au projet. Dans les deux pays, en amplifiant de façon significative son impact et sa visibilité, en apportant leurs contributions spécifiques.
La zone de coopération a porté tout le poids du conflit de la 1e guerre mondiale, et en garde d’importants stigmates, lieux de mémoire, les citoyens des deux pays en portant un héritage qui ne doit pas être effacé par le temps. Conséquence indirecte du conflit, l’essor des solutions à trouver devant les terribles délabrements faciaux infligés à de nombreux combattants a permis d’écrire une nouvelle page de l’histoire de la chirurgie maxillo-faciale reconstructrice, en Angleterre comme en France. Les liens entre les communautés médicales se sont renforcés avec le temps (« N’oublies jamais d’où tu viens… »), et l’on peut même penser que la réalisation de la première greffe de visage mondiale à Amiens en 2005 par les porteurs du projet en est un héritage, comme le sont les liens entre chirurgiens britanniques et français.
Reprendre l’histoire factuelle de la chirurgie depuis le début du XX siècle éclaire maints aspects d’un contexte historique et intellectuel. On ne sait guère des relations que nouaient les équipes chirurgicales de ce coté-ci de l’Atlantique avec les Etats-Unis avant la première Guerre mondiale. On sait encore moins des échanges avec l’Asie. Cristallisant sur un point de l’Europe la rencontre de nombreuses armées venues du monde entier et dotées de leur propre contingent de médecins et de chirurgiens (c’est ainsi ,par exemple, qu’une personnalité aussi forte que le chirurgien anglais Sir Harold Gillies est affecté à une ambulance belge dès 1915 avant de rejoindre le British General Hôpital de Rouen). La Grande Guerre réunit dans un curieux brassage les conditions pour que puisse éclore une chirurgie uniquement dévolue à la défiguration.
Dans cet esprit, le projet SCARFACE consacré donc à l’étude de «l’impact de la face blessée et réparée au cours de premier conflit mondial» permettra d’atteindre plusieurs objectifs :

  • rassembler et valoriser les connaissances et les éclairages concernant la problématique des blessés de la face pendant et au décours de la Grande Guerre par une approche transdisciplinaire et transgénérationnelle ;
  • capitaliser sur et diffuser les nombreux éléments disponibles sur le sujet tant au plan documentaire, artistique, sociétal que médical ;
  • favoriser l’intégration et la compréhension du handicap de la défiguration tout en diffusant largement par des canaux diversifiés les traces et la mémoire de cet aspect important inscrit dans la commémoration du centenaire de la Grande Guerre.

Au travers d’une approche transdisciplinaire et transfrontalière, le projet vise à faire largement partager ces constats et ces différences des deux côtés de la Manche, malgré la différence structurelle existante du fait de la forte asymétrie des terrains de conflits et sans doute de la mobilisation des mémoires : ni Exeter, ni Douvres ne portent la mémoire des cicatrices de 14-18 retrouvées en Picardie.
Mais il s’agit là également de concevoir et d’élaborer un projet éducatif basé sur l’acceptation du visage déformé et au-delà vers la tolérance à la différence. Dans cette perspective, il faut souligner l’importance de la qualité des relations transfrontalières pour contribuer à construire un monde de paix et d humanisme.

Ce projet réunira, venues de pays et d’horizons différents, des équipes de recherche (médecins, historiens, juristes, philosophes, littéraires, enseignants-chercheurs, artistes……) et des organisations culturelles ou caritatives qui travaillent autour de la défiguration, au même titre que, pour mieux se sauvegarder, les mutilés se sont réunis en France et en Angleterre (« Changing Faces »,« Facing Faces »,« Association des Gueules Cassées »).

Il s’appuiera notamment sur nombre de fonds documentaires existants( Fonds Pont ( BIUM),collection Tessier (IFF) collection Gillies (Royal College )….), peu ou pas exploités de part et d’autre de la Manche. Leur exploitation et valorisation sont décrites plus loin.

Des interactions transfrontalières permanentes permettront aux partenaires d’avancer ensemble et d’enrichir leurs activités de recherche autour de problématiques communes.

Les travaux de collaboration, rendus des groupes de travail, publications et colloques, seront plus largement valorisés au travers d’un évènement culturel final (« La grande exposition » avec déclinaisons itinérantes) destiné au grand public.

Après le lancement, le projet s’engagera successivement dans les deux phases qui constituent son cœur et en font son originalité : la phase de recherche et développement, la phase de communication et dissémination.

Phase de recherche et développement

Cette phase peut être résumée comme suit :

A son début, le projet se concentrera, en Angleterre comme en France, sur les efforts de rassemblement, d’inventaire, d’analyse, de production de savoirs et de confrontations dans un cadre de recherche pluridisciplinaire. Pendant cette phase, la démarche du projet s’appuiera notamment sur nombre de fonds documentaires existants, peu ou pas exploités de part et d’autre de la Manche.
Il sont au moins au nombre de trois : le fonds Tessier, sis à Amiens et disponible en permanence puisque propriété de l’Institut Faire Faces, réunissant tous les documents cliniques, photographiques et spécimen crâniens attestant de l’évolution de la chirurgie cranio-faciale entre les deux guerres , la collection du Dr Pont appartenant à la BIUM (Bibliothèque InterUniversitaire de Médecine) avec laquelle une convention d’exploitation a été établie afin de pouvoir correctement exploiter les nombreux documents descriptifs, photographiques et moulages des défigurés et mutilés de la grande Guerre, témoignant de la vocation et des pratiques de ce médecin contemporain de la Grande Guerre, et enfin la collection Gillies localisée à Londres au Royal College of Surgery qui a déjà fait l’objet d’études et qui est rendue accessible pour le projet grâce aux liens existants avec l’Institut Faire Faces, apportant ainsi un volet britannique très important.
Des interactions transfrontalières permanentes permettront aux partenaires d’avancer ensemble et d’enrichir leurs activités de recherche autour de problématiques communes. Dans cette phase, ce sont notamment les deux universités partenaires (Université d’Exeter et Université de Picardie Jules Verne) qui seront mobilisées, ainsi que les acteurs et partenaires détenteurs des traces et des savoirs avec notamment l’Historial de Péronne, mais aussi les différents partenaires associés en Angleterre comme en France (Royal College of Surgeons, EACMFS, Facing Faces, BIUM, Gueules Cassées). Cette focalisation est nécessaire pour atteindre les objectifs de la phase de recherche et développement, car ce sont ces acteurs qui détiennent à la fois les connaissances et l’expertise dans les différentes disciplines nécessaires au projet : histoire, anthropologie, droit, littérature, art, etc….
Comme nous l’avons indiqué plus haut, cette recherche s’inscrit en amont de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, moment symbolique fort du passage d’un monde en affrontement à un monde solidaire, à l’image du visage mutilé puis transfiguré.
En pratique, la perspective de recherche, grâce à l’engagement d’une équipe franco-britannique rassemblant les disciplines de la médecine, de la philosophie, de la psychologie, des études littéraires, de l’histoire, et de l’histoire de l’art et de la médecine, est fondée sur trois axes principaux destinés à faciliter la réflexion initiale. Ces axes sont appelés à collaborer étroitement entre eux: chaque axe appelle la collaboration de tous les partenaires et rassemble les participants britanniques et français.

Axe 1 : Pratiques médicales et Epistémologie : Chirurgie de la défiguration : praxis, technè, epistemè (Responsable : Professeur Bernard Devauchelle) :chirurgien facial, spécialiste des techniques de reconstruction complexes, pionnier de la première transplantation faciale (2005),chef de service de chirurgie maxillo-faciale CHU Amiens et membre de l’équipe de recherche( Pr Nivet en SHS CHSSCT UPJV)

Il s’agit donc là d’analyser comment le visage mutilé, masqué puis reconfiguré des blessés de la Grande Guerre a significativement influencé les pratiques médicales mais aussi l’histoire sociale et politique, l’art, le droit et la philosophie.
La Grande Guerre créé une nouvelle défiguration: celle du visage explosé par le blast, non seulement mutilé dans sa chair, mais sévèrement fracturé dans son squelette : perte de substance que définit assez mal l’expression « gueules cassées » n’étaient les images qui en sont parvenues.
La concentration en un lieu (champs de bataille de la Somme) d’autant de mutilés de la face crée une véritable situation expérimentale à laquelle vont être confrontées les équipes médicales qui accompagnent les armées venues du monde entier.

Ces plaies inhabituelles, par leur nombre et leur gravité, suscitent auprès des équipes qui les prennent en charge des réflexes d’ingéniosité, une nécessité d’innovation auxquels elles n’étaient pas nécessairement préparées. Elles illustrent également les limites d’une chirurgie qui de réséquante qu’elle était jusque là, se doit d’être reconstructrice. Reconstructrice de l’organe détruit, non seulement dans la fonction qu’il doit assumer, mais dans la forme qu’il donne à voir. Les armes du chirurgien, comme les ressources du corps humain dans la capacité qu’il a à se reconstruire, ne suffisent plus. Il faut combler et couvrir la béance du trou, lutter contre sa rétraction, et redonner figure dans le même temps. La mécanique vient alors s’accorder au biologique.

Encore fallait-il que cette mécanique fût esthétique. Prothèses et épithèses se substituent alors à la chair manquante dans le souci constant de redonner forme et fonction. Des métiers s’inventent et des compétences jusqu’alors dévolues à d’autres destinées trouvent là nouveau sens à leur art.

Des témoignages transmis (textes, rapports médicaux…), une place particulière doit être faite à la photographie. Croisement anachronique entre un regard actuel et un défiguré d’hier « étrangement souriant », l’image transmise porte trace singulière et interroge sur la nature de la confrontation entre « l’humain et l’inhumain ».

Sans nul doute, la défiguration des blessés de la Grande Guerre fut véritablement un fait expérimental, une interrogation fondamentale qui a remis en cause en ce début du XXème siècle la visagéïté comme fondement ontologique de l’être.
Plusieurs résultats sont attendus de cet axe. Des principaux thèmes retenus dans cet axe, on validera l’hypothèse avancée que sur le plan de la pratique chirurgicale la Grande Guerre fut rupture. En ce sens que non seulement elle s’affranchit de barrières anatomiques dont on pensait que leur blessure par l’agent vulnérant était arrêt de mort, mais parce qu’elle amplifie l’exploitation des ressources propres du corps humain à se reconstruire.

Afin d’alimenter cet axe, trois fonds documentaires, britanniques et français, non encore exploités, sont mis à disposition du projet : Pont (Paris), Gillies (Londres), Tessier (Amiens). Cette mise à disposition, dont les cadres opérationnels ont été présentés plus haut, est la résultante des collaborations de longue durée entre les différents acteurs
Ils feront l’objet d’une étude portant spécifiquement sur les pratiques médicales comparées en France et en Grande Bretagne. Liés l’un à l’autre dans le temps et couvrant ainsi le XXème siècle, ces fonds comportent l’originalité d’être fort riches en documents iconographiques (plaques photographiques, dessins, schémas et illustrations, empreintes faciales et masques…) pouvant prêter à exposition. Matériaux d’études, ils alimenteront naturellement ateliers de recherche, journées académiques et colloques. L’occasion sera notamment offerte de montrer comment les équipes chirurgicales, dans la prise en compte des limites de leurs techniques, se sont ouvertes vers d’autres professions (prothèses maxillo-faciales) et comment des artistes (sculpteurs) ont mis à disposition leur savoir faire.
En terme d’impact, il ne s’agira pas ici d’un seul travail de mémoire. Il sera question d’interroger à travers l’histoire de pratiques scientifiques et/ou artistiques le sens à donner à ce qui, loin du fond de la guerre, a valeur de solidarité exemplaire (étude comparée des associations des mutilés de la face, Gueules Cassées en France, Guini Pigs en Angleterre, et les associations tel Changing Faces et Facing Faces), et le sens à donner au regard porté sur la différence, la monstruosité, le sens du beau et du laid.

Axe 2 : La défiguration dans la société et dans les politiques (Responsables: Professeur Nivet, professeur à l’UPJV responsable de l’équipe de recherche CHSSCT; Professeur Barreto: responsable du département de littérature Université d’Exeter)
Cet axe vise à étudier l’impact de la défiguration sur le soldat blessé mais aussi sur la société qui l’entoure. En plus de l’analyse des traumatismes psychologiques subis et de leurs conséquences, la manière dont les blessés de la face se réintègrent dans leur environnement familial et social (relations avec leur conjointe, leurs enfants, réinsertion professionnelle) sera discutée.

En effet, l’insertion sociale de la personne défigurée suppose en amont que les pouvoirs publics se saisissent de la question et mettent en place des mécanismes adaptés. A cet égard il n’est pas inutile de comparer les problèmes rencontrés par ces personnes en France et en Angleterre et les politiques publiques mises en place dans chaque pays pour y remédier.
Sur le volet plus technique, il sera proposé de comparer l’évolution des procédés de protection juridique de ces personnes et leur accompagnement au long terme. Il s’agira aussi d’étudier la façon dont ils s’intègrent dans les associations d’anciens combattants, les regroupements spécifiques et les relations avec les grandes associations, et les soutiens qu’ils reçoivent dans les milieux humanitaires, politiques et religieux.
Au-delà de la présence symbolique des blessés de la face dans la Galerie des Glaces de Versailles au moment du traité, une étude de l’utilisation politique et médiatique de cette blessure de guerre sera menée, notamment à partir des débats parlementaires et de la presse, en particulier illustrée.

Des traces de transversalité : La question des blessés de la face dans la société depuis la Grande Guerre revêt une importance significative dans la société actuelle, notamment du point de vue de la perception du handicap et de l’évolution vers une guerre sans visage. En plus des colloques internationaux, l’organisation d’une exposition présentée en France (Historial de Péronne, Amiens) et en Angleterre (université d’Exeter, Street Gallery) posera la question du regard porté sur la défiguration. Le dialogue associant le Royal College of Surgeons, le conservateur des archives Gillies, ainsi que d’autres fonds documentaires de premier plan en France a d’’ores et déjà été établi afin de préparer le démarrage des travaux de recherche..
Ce double évènement destiné au grand public sera accompagné de la création de ressources pédagogiques destinées aux élèves de collège et lycée. Véritables kits pédagogiques présentant de façon accessible et non traumatisante cette thématique comme une étude de cas contextualisée, ces ressources pédagogiques disponibles en anglais et en français (permettant ainsi également une familiarisation linguistique) seront utilisables comme outils de démultiplication pour la dissémination des messages clefs auprès des jeunes en collège et lycée. Celles-ci pourront être utilisées dans les cours d’histoire ou comme projet pédagogique pour illustrer l’impact de la Première Guerre mondiale sur la science et la médecine ainsi que sur les mentalités. Une réflexion à dimension civique sur les difficultés d’intégration sera encouragée dans le prolongement de cette étude historique.
Ces projets sont détaillés plus loin , dans la présentation de la phase de communication et de dissémination.

Axe 3 : Représentations du visage défiguré (Responsable: Pr Houston Jones):
Cet axe du projet se réfère aux discours mémoriaux et artistiques qui répondent à la situation unique des gueules cassées et à l’héritage culturel auquel elles ont donné naissance.
Il vise l’analyse d’une gamme de tendances littéraires et visuelles qui réagissent au visage, des rencontres face-à-face de la première guerre mondiale à la destruction du visage et à la guerre sans face, virtuelle, de la période contemporaine. Il s’agit d’abord de représentations concrètes des blessés de la face dans la littérature et dans les arts plastiques ; cette analyse comprend également la mémorialisation ; les lettres et les journaux intimes ; les archives ; la littérature de guerre (du canon
aux marges) ; le ‘témoignage’ écrit et le ‘témoignage’ visuel ; et les pratiques artistiques contemporaines (y compris l’art performance). Les oeuvres considérées sont originaires d’une gamme de médias, de 1914 à l’heure actuelle.

Dans l’analyse des pratiques artistiques contemporaines, et à l’utilisation de l’iconographie de la grande guerre dans l’art performance, la boucle est bouclée : la symbiose entre les pratiques médicales et artistiques continue à se manifester dans le travail de Hartley sur les corsets de la face (2007-), en hommage à la transition de la sculpture à l’épithésie qui a eu lieu pendant la première guerre mondiale. Les résultats attendus comprennent des publications collectives notamment sur les témoignages visuels, des productions artistiques, ainsi qu’une dissémination vers le grand public.

L’articulation permanente et le partage des thèmes et des acteurs des trois axes fera naturellement lien entre les équipes et sera garant de l’unité et la cohérence des œuvres, textes et autre production de documents et a fortiori de la grande exposition qui constitue le point d’orgue de ce projet. Cette articulation renforcera la dimension transfrontalière au travers des échanges et confrontations au sein des axes.
La plupart des partenaires de recherche sont impliqués dans chacun des axes comme le suggère le cadre logique de synthèse du projet. Le rapprochement des disciplines au sein des axes permet d’assurer une approche transfrontalière. On notera qu’au critère disciplinaire de pertinence, le groupe de travail a toujours maintenu pour l’association de chercheurs au projet l’exigence de travaux ou de productions antérieures sur le cœur du sujet. On peut donc assurer que des chercheurs de chaque côté de la Manche se sont engagés dans chacun des 3 axes, l’implication médicale sur l’axe 1 débordant sensiblement le strict cadre géographique pour des raisons évidentes de rareté des expertises en la matière qui ne peuvent qu’exceptionnellement se trouver au plan local (exception faite des institutions situées sur les « lieux de mémoire » tel l’Historial de Péronne). Il s’agit donc le plus souvent d’institutions nationales tel le Royal College of Surgeons, voire européennes telle l’EACMFS.

Les collaborations entre partenaires prévues au sein de chacun de ses trois axes et leur matérialisation sont déjà amorcées par le travail de préparation et de mise en commun de montage du projet, mais les différents livrables et leur séquencement permettent de garantir la qualité et le résultat des collaborations. La succession des ateliers, des conférences, garantit la convergence vers la définition des produits de dissémination et de communication avec des participants de haut niveau universitaire, rôdés aux exigences de la production scientifique.

Phase de communication et de dissémination

Dans un second temps, les fruits de cette première étape seront valorisés des deux côtés de la Manche, d’une part par des outils et actions de communication, d’autre part grâce à des stratégies de dissémination des informations, des connaissances et des enseignements pour le futur, avec une emphase particulières sur l’acceptation des handicaps et leur intégration sociale.
Les travaux de collaboration menés, objet de groupes de travail, publications et colloques dans la phase précédente de recherche et de développement, seront dans cette phase plus largement valorisés au travers d’une exposition culturelle bilingue qui sera tenue des deux côtés de la Manche, sur la base des documents rassemblés et des travaux réalisés. L’une s’intégrera en Picardie dans le programme de l’Historial de Péronne, l’autre sera réalisée au sein de l’Université d’Exeter avec un volet au sein de l’exposition permanente du Royal College of Surgeons.

Point d’orgue, une publication collective bilingue sera réalisée.


Liens

1- Institut Faire Faces

Les livrables
2- L’Université d’Exeter

3- L’Historial de la Grande Guerre de Péronne

4- L’Université Picardie Jules Verne

5- Le Conseil Général de la Somme